Corruption policière : des ripoux à la pelletée

Gros coup de filet à Toronto : une tonne de flics arrête une bande de flics.

C’est une enquête de la police régionale de York, appelée Project South, sur le crime organisé et la corruption policière qui a entrainé l’arrestation de sept flics et d’un agent retraité de la police de Toronto, le 5 février dernier. Du jamais vu, paraît-il.

Photo: Patrick Bevan sur Pexels

Republication d’un article d’Alexandre Popovic apparu en premier sur le site de la coopérative de journalisme Pivot

Les ripoux sont notamment accusés de vente de renseignements personnels au crime organisé, de protection d’un magasin illégal de cannabis en échange de pots-de-vin, de trafic de cocaïne et même d’uniformes de police.

Visiblement, l’offre de services policiers ne cesse de se diversifier.

Dans les jours suivants, deux autres flics de Toronto et trois de la région de Peel ont été suspendus en lien avec Project South.

Doug Ford, ce premier ministre ontarien follement amoureux de la police, ne voit là rien d’autre que quelques « pommes pourries ».

L’Inspecteur général des services policiers de l’Ontario ne semble toutefois pas convaincu. Car Project South a incité ce chien de garde de la force constabulaire à inspecter l’ensemble des 45 corps policiers que compte la province. Rien de moins.

Quand on sort un boyau d’arrosage d’une telle largeur, c’est moins pour éteindre un modeste feu de paille que pour affronter un feu de forêt menaçant de s’étendre.

Combien reste-t-il de gros bonnets du crime organisé qui collaborent secrètement avec la police? Va savoir.

On nous vend l’idée que la police combat la pègre, mais la réalité est plus complexe.

Dans les faits, une véritable petite armée de crapules travaille main dans la main avec les flics.

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