
Le 12 mars dernier, Andrie Yunus, un défenseur des droits humains en Indonésie, a été attaqué à l’acide caustique, ce qui a brûlé son visage, ses yeux, sa poitrine et ses mains.
Dans une déclaration de soutien, l’organisation anarcho-syndicaliste PPAS (affiliée à l’AIT) ajoute que :
« Cet acte ne peut être considéré comme un simple incident, parce qu’il a été commis de manière organisée et planifiée ; parce que le produit utilisé ne peut pas être acheté ni transporté facilement ; parce qu’il visait des parties vitales du corps ; et surtout, parce qu’il a été précédé de menaces et de harcèlement les jours précédents. »
Tout porte à croire que cette attaque a été organisée afin de faire taire ses critiques contre l’armée indonésienne. En effet, peu avant l’événement, Andrie diffusait un balado critiquant la remilitarisation.
Andrie a participé par le passé à des enquêtes indépendantes sur les violences policières et militaires, notamment lors des campagnes #PeringatanDarurat, #IndonesiaGelap, #TolakRUUTNI. Il a aussi soutenu activement les manifestant·e·s arrêté·e·s lors de grandes mobilisations contre des lois gouvernementales, dont des anarchistes.
Dans son communiqué publié en ligne le 16 mars, la PPAS « exprime sa solidarité envers Andrie Yunus, de même qu’envers tous ceux et celles qui sont victimes de violences et de l’autoritarisme de l’État. Bien qu’Andrie ne se revendique pas anarchiste, son engagement constant à défendre la classe ouvrière s’inscrit dans la lutte anarcho-syndicaliste. »
L’organisation conclut que : « La tentative de meurtre contre lui et son militantisme renforcent la vieille thèse anarchiste selon laquelle l’État est une organisation criminelle et qu’il n’y a donc aucune raison de le maintenir. »
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